Les méthodes de lecture

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Les méthodes de lecture

Message par fée le Jeu 19 Oct 2006 - 19:57

Les pédagogies alphabétiques ou combinatoires

Elles partent des éléments graphiques les plus simples et fournissent à l'enfant le code de correspondance entre les sons et les signes graphiques qui les représentent ainsi que les lois de leurs combinaisons pour aboutir à la compréhension de la syllabe, du mot, de la phrase et du texte. Elles débutent par l'apprentissage des voyelles qui sont peu à peu combinées avec les consonnes. Elles fournissent ainsi au cerveau la clé qui lui permettra de lire tous les mots de la langue qu'il les ait ou non déjà rencontrés.


Les pédagogies globales et semi-globales ( ou mixtes )

Dès le début de l'apprentissage, l'enfant est mis en présence de phrases ou de textes. En GS de maternelle, il apprend à "reconnaitre" les prénoms des élèves de la classe, les jours de la semaine, ainsi que des "mots-outils" detinés à constituer un stocks de mots connus. La lecture est assimilée à une reconnaissance purement visuelle de la forme des mots. Cette démarche est basée sur l'hypothèse que l'enfant photographie les mots dans leur ensemble et peut ainsi en comprendre le sens sans avoir besoin de les décoder quand il les rencontrera de nouveau.
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Re: Les méthodes de lecture

Message par Carole le Jeu 26 Oct 2006 - 17:46

MISE EN ŒUVRE DES PROGRAMMES DE L’ÉCOLE PRIMAIRE

Apprendre à lire

CIRCULAIRE N°2006-003 DU 3-1-2006


Texte adressé aux rectrices et recteurs d’académie ; aux inspectrices et inspecteurs d’académie, directrices et directeurs des services départementaux de l’éducation nationale ; aux directrices et directeurs d’IUFM



À l’école maternelle, l’enfant a commencé à s’approprier le patrimoine de la langue française. En parlant et en découvrant le monde de l’écrit, il s’est chaque jour nourri de mots nouveaux. Par l’attention patiente de sa maîtresse ou de son maître, il a compris que ces mots se composaient de sons. Il a commencé aussi à saisir que, par des lettres que l’on voit et qui se répètent, on peut porter sur le papier la trace d’un son que l’on entend. Il a même commencé à dire le son en voyant le signe.
Guidé avec méthode, il s’est approché de la frontière de la lecture.
C’est sur cette lisière d’un savoir nouveau que l’élève arrive au cours préparatoire où, en quelques mois, il va vraiment apprendre à lire.
Apprendre à lire résulte de la découverte du principe alphabétique de notre langue. Les chercheurs, en France et l’étranger, en sont d’accord : l’apprentissage de la lecture passe par le décodage et l’identification des mots conduisant à leur compréhension.
L’identification des mots n’a rien à voir avec une devinette et son apprentissage se construit progressivement.
Il est nécessaire que l’élève identifie les sons de la langue française ainsi que la relation qui les relie aux lettres et groupes de lettres correspondants. Il comprendra alors que les lettres codent du son et non du sens. Il apprendra à assembler les lettres pour constituer des syllabes prononçables, puis des mots qu’il rapprochera de ceux dont il a déjà l’image auditive dans sa mémoire. La syllabe est un point d’appui essentiel : savoir segmenter la parole en unités, retrouver les syllabes qui constituent un énoncé sont des premiers pas vers la prise de conscience des sons élémentaires de la langue.

Au cours du CP, à l’oral et à l’écrit, un entraînement systématique à la relation entre lettres et sons doit donc être assuré afin de permettre à l’élève de déchiffrer, de relier le mot écrit à son image auditive et à sa signification. Pour cela, la copie et la dictée de syllabes puis de mots seront des exercices nécessaires : la conquête du code doit associer lecture et écriture.
Il est ensuite indispensable d’automatiser le plus vite possible l’identification des mots en amenant l’élève à mémoriser leur forme écrite et à se constituer un lexique orthographique mental. Ce précieux trésor de référence se constituera progressivement, par la rencontre fréquente des mots en lecture et en écriture.
L’automatisation de la reconnaissance des mots nécessite des exercices systématiques de liaison entre les lettres et les sons et ne saurait résulter d’une mise en mémoire de la photographie de la forme des mots qui caractérise les approches globales de la lecture : j’attends donc des maîtres qu’ils écartent résolument ces méthodes qui saturent la mémoire des élèves sans leur donner les moyens d’accéder de façon autonome à la lecture.
Déchiffrer les mots dans l’ordre constitue un savoir-faire indispensable, mais ne suffit pas : le but de la lecture est d’accéder au sens précis des mots, puis des phrases, puis des textes et non pas seulement au bruit des mots. Il est donc indispensable d’amener l’élève à maîtriser la langue de l’écrit, différente de celle qu’il entend et pratique à l’oral. Il lui faudra comprendre l’importance de l’orthographe des mots (orthographe d’usage, premiers éléments de l’orthographe grammaticale) ainsi que de l’organisation grammaticale de la phrase et des textes qui met en scène le sens.
Il devra passer rapidement d’une lecture mot par mot à la lecture de phrases et de textes. Par la familiarisation avec des livres adaptés à son âge, l’élève étendra sa culture et donnera plein sens à la lecture par laquelle il apprendra à accéder au savoir de manière autonome.
L’apprentissage de la lecture passe donc par des étapes et suppose de la méthode, de la rigueur, mais aussi du temps : ainsi, lire et écrire effectivement deux à trois heures par jour comme le recommandent les programmes, apprendre quotidiennement un ou deux mots nouveaux, seront d’un grand profit.

À la fin du CP, tous les élèves doivent avoir acquis les techniques du déchiffrage et les automatismes qui permettent la lecture autonome et le plaisir de lire. La généralisation de l’évaluation au début du CE1, que je viens de décider à la demande de nombreux maîtres, a pour objectif d’analyser les difficultés techniques qui persisteraient à ce niveau afin de mettre immédiatement en place des programmes personnalisés de réussite éducative : tous leurs bénéficiaires doivent être réellement lecteurs à la fin de l’année de CE1.
Apprendre la lecture à un enfant est l’affaire des maîtres et des maîtresses : je veux leur exprimer ici toute ma confiance. Pour remplir cette mission essentielle, ils ont droit à la meilleure formation. Les inspecteurs, les conseillers pédagogiques, les formateurs des IUFM, sont donc les premiers responsables de la mise en œuvre de ce texte qui sera complété par des instructions plus détaillées : j’attends qu’ils apportent tout leur soutien aux jeunes enseignants, mais aussi à des enseignants plus expérimentés, pour que ces orientations se traduisent concrètement dans les classes. La formation initiale, comme la formation continue, devront consacrer aux apprentissages premiers de la lecture un temps significatif.
Ainsi, l’école se donnera tous les moyens pour que tous les élèves réussissent ces premiers pas décisifs dans le monde de la lecture. Pour atteindre ce but, les maîtres et les maîtresses méritent les meilleurs outils : je souhaite que les éditeurs de matériel pédagogique à destination des classes, ainsi que les gestionnaires des dispositifs de formation à distance, contribuent à cet effort de recentrage des apprentissages premiers de la lecture.
Les parents doivent faire confiance aux maîtres dans l’exercice de leur mission : il faut cependant qu’ils soient informés du projet pédagogique qui conduira leur enfant à l’apprentissage de la lecture au cours préparatoire. Je recommande que tous soient régulièrement tenus au courant de la progression suivie et conseillés sur la nature du soutien qu’ils pourraient utilement apporter.
J’ai fait de l’égalité des chances la référence constante de mon action et je suis persuadé que l’égalité des chances, c’est d’abord l’égalité des toutes premières chances. J’attends donc que cette instruction soit mise en œuvre sans délai.
L’enjeu est essentiel pour notre pays.
Je sais pouvoir compter sur l’engagement de chacun. Je remercie les maîtresses et les maîtres de ce qu’ils font et de ce qu’ils feront pour faire acquérir à tous nos élèves ce bagage indispensable qu’est la maîtrise de la lecture, au service de notre patrimoine commun le plus précieux : la langue française.


Le ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche
Gilles de ROBIEN

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Re: Les méthodes de lecture

Message par Carole le Jeu 26 Oct 2006 - 18:00

L’acte de lecture comprend 3 variables



On est obligé de tenir compte de ces trois facteurs.

1. Le lecteur utilise une mise en œuvre qui lui est propre pour apprendre à lire, ou pour lire. Il a ses propres structures mentales.



2. Le contexte est ce qui rend la lecture différente des autres : pourquoi ? quand ? où ? qu’est-ce que je sais sur cette lecture ? Le texte que je lis est particulier : selon que je lis un courrier, ou la consigne d’un devoir, une recette de cuisine ou un rapport, mon affect ne sera pas le même, face à la lecture.



3. Le texte lui même a une forme particulière, une mise en page spécifique. Il est une intention de l’auteur.





Les différents modèles de compréhension : les processus utilisés devant le texte.




1. Modèle ascendant : le lecteur commence par voir la lettre, et remonte jusqu’au mot, à la phrase, au paragraphe puis au texte. Dans cette logique, la compréhension se fait au moment où le mot est compris : on déchiffre, on prononce et on comprend.

Grandes figures de cet avis : Bentolila ; les linguistes. (Modèle soutenu par Fijalkow)



2. Modèle descendant : Le lecteur va avoir presque toutes les infos par le péri-texte (illustrations, mise en page, type de texte, reconnaissance de mots-clé). Il descend du texte dans son ensemble jusqu’au mot et si nécessaire la lettre. Dans cette optique, lire c’est seulement comprendre, ça ne passe pas par une oralisation.

Grandes figures de cet avis : Foucambert, E. Charmeux.



3. Modèle interactif : mêle les deux premiers.

Grandes figures de cet avis E. Charmeux, Giasson.


Les trois grandes familles de méthodes de lecture


A. Méthodes axées sur l’apprentissage du code (selon le modèle ascendant):



Ce que l’on reproche souvent à ces méthodes, c’est de travailler avec des manuels qui ne sont pas attrayants pour l’enfant d’une part, mai qui en plus (et surtout) ne proposent pas de vraies situations de lecture : textes artificiels, crées pour l’étude d’un son, histoires anecdotiques et sans continuité, pas de paragraphes, et même parfois pas de majuscule et de ponctuation.

On les reconnaît car il y a combinatoire : combinaisons de sons pour faire des syllabes, combinaisons de syllabes pour faire des mots.



1. méthodes synthétiques

*La méthode syllabique, ou alphabétique pure

Traditionnelle, cette méthode est aussi ancienne que l’alphabet. Elle privilégie l’entrée dans la lecture par l’étude du signe oral ou écrit en allant du simple au complexe (la lettre, le son, la syllabe, le mot...).

* La méthode phonologique

Les lettres sont appelées par leur son « be », « pe ». Cette méthode annonce les sons étudiées grâce à l’API.



2. méthodes analytiques

1) la méthode globale :

Part de mots connus implicitement : jours de la semaine, prénoms des enfants, affichage de la classe… Ces mots sont décomposés pour voir comment ils fonctionnent puis sont recomposés selon le modèle ascendant.

2) La méthode naturelle (Freinet) :

Le départ se fait avec des textes produits par les enfants en dictée à l’adulte.

3) La méthode mixte ou semi-globale :

On part de mots appris globalement ( photographiés ) au début de l’année, pour aller plus vite au démarrage. Puis c’est un système phonétique qui prend le relais.

Depuis une quinzaine d’années, c’est la plus répandue, tant par le nombre d’ouvrages édités que par celui des enseignants l’ayant adoptée.

On propose à l’enfant, au début de son apprentissage, un ensemble de mots et de phrases qu’il apprend par cœur. Selon les supports choisis, cette première phase, globale, dure de quinze jours à trois mois. Elle est suivie d’une phase synthétique avec un apprentissage traditionnel de la lettre et du son. Il y autant de méthodes « mixtes » que d’enseignants les utilisant et il n’est pas toujours aisé d’identifier précisément la démarche choisie.



B. Méthodes axées sur la construction de sens

Ce sont les méthode idéo-visuelles. Elles cherchent à mettre en relations les choses connues par l’élève et celles qu’il perçoit.

E. Charmeux qui était il y a quelques temps pour cette façon de voir les choses, s’est par la suite rendu compte qu’il y avait dans l’écrit tellement de récurrences qu’on pouvait très difficilement faire l’économie de l’apprentissage du code.

80% de ce que l’on écrit et lit repose sur le code alphabétique (étude de N Catach).



C. Méthode interactive

Cette méthode combine l’apprentissage du code et la construction de sens.
L’élève doit savoir ce qu’il lit comment il le lit, dans quel but il le lit (un traité de philo ne se lit pas comme une notice de médicament). Mais lire est aussi un savoir faire : on en apprend la technique, puis on pratique intensément, puis c’est automatique.

Cette méthode repose en général sur la lecture d’albums (de vrais livres, avec de vrais auteurs et de vrais textes), que l’on travail sur un cahier de lecture à part.

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Re: Les méthodes de lecture

Message par Carole le Ven 27 Oct 2006 - 16:16

Les politiques éducatives


La maîtrise de la lecture à l'école

Parmi les différentes composantes du socle commun de connaissances et de compétences, savoir lire, écrire, parler est la première priorité de l'école parce que ces compétences conditionnent l'accès à tous les domaines du savoir.

Des mesures nouvelles visant à favoriser l'apprentissage de la lecture pour tous les élèves prennent leur plein effet en septembre 2006. Elles concernent l'école maternelle, le cours préparatoire et le C.E.1.

Les conditions d'un apprentissage sûr et rapide de la lecture ont été précisées dans la circulaire du 3 janvier 2006. Par ailleurs, les programmes de l'école primaire 2002 ont été modifiés par l'arrêté du 24 mars 2006. Ces mesures qui prennent effet dès la rentrée 2006, concernent la classe de cours préparatoire mais aussi l'école maternelle et le C.E.1.

À l'école maternelle, l'enfant a acquis des compétences sur lesquelles vont s'appuyer les apprentissages systématiques de l'école élémentaire. Il maîtrise notamment un vocabulaire riche et varié ; il a découvert le principe alphabétique et commence à maîtriser les relations entre lettres et sons ; enfin, il a été familiarisé à diverses formes de l'écrit.
Au cours préparatoire commence, dès le début de l'année scolaire, un apprentissage de la lecture par le décodage et l'identification des mots qui conduit rapidement l'enfant à l'autonomie face à des écrits simples.
Dès la classe de cours préparatoire, et plus encore au C.E.1, lorsqu'un élève éprouve des difficultés et qu'il risque de ne pas maîtriser les repères de fin de cycle, un programme personnalisé de réussite éducative lui est proposé. Un nouveau protocole d'évaluation en début de C.E.1 est généralisé à toutes les classes afin de faciliter le repérage de ces élèves assez tôt dans l'année.

Une évaluation renforcée

Le nouveau protocole d'évaluation en début de C.E.1, comme celui expérimenté l'année précédente, permet de repérer les élèves qui risquent de ne pas maîtriser les compétences de base en fin de cycle ; il facilite l'analyse de la nature des difficultés qu'ils peuvent encore rencontrer en lecture, en écriture et en calcul.

Ce protocole comporte deux épreuves :

*la première concerne tous les élèves : c'est une épreuve standardisée destinée à repérer les élèves qui rencontrent de grandes difficultés de lecture de nature à ralentir fortement, voire à compliquer beaucoup, la suite des apprentissages. Elle permet également de dresser un profil de compétence de chacun des élèves d'une classe facilitant la mise en oeuvre d'une pédagogie différenciée ;
*la seconde épreuve, plus analytique, permet de préciser la nature des difficultés des élèves repérés dans la première phase.

Un accompagnement des maîtres adapté

Un effort de formation considérable est engagé : ainsi, au cours de l'année scolaire 2006-2007, tous les enseignants de CP bénéficieront d'actions d'information et de formation utiles à la bonne mise en oeuvre de ces mesures.



Qu'est-ce que la dysphasie ? La dysphasie est un trouble de l'apprentissage et du développement du langage oral.

Qu'est-ce que la dyslexie ? La dyslexie est une difficulté d'apprentissage de la lecture. Elle se caractérise par la confusion des lettres, des sons, et par des difficultés de mémorisation.

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Re: Les méthodes de lecture

Message par Carole le Lun 30 Oct 2006 - 11:40

arguments autour des méthodes de lecture :
http://appy.ecole.free.fr/actualites/methlectarg.htm

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